Le dur défi de Benoit Kuentz

Cycliste puis triathlète à l’Aviron Bayonnais, Benoit Kuentz a gagné sa bataille contre le cancer. Il est venu témoigner sur sa longue lutte, jeudi soir.

Aviron Bayonnais Handball conférence Benoit Kuentz
Jean-Michel Barès et Laetitia Aizpurua aux côtés de Jean-Louis Pontacq.

En préambule de la conférence tenue par Benoit Kuentz jeudi soir, Jean-Michel Bares (vice-président) et Laetitia Aizpurua (SF2) ont présenté notre section, suite à l’invitation de l’Amicale des anciens de l’Aviron Bayonnais, présidée par Jean-Louis Pontacq.

Dans la foulée, Benoit Kuentz (31 ans), accompagné par Dominique Larregain-Fournier (oncologue et chef du service cancérologie de l’hôpital de Bayonne), a livré un fort témoignage. Athlète de haut niveau pendant 15 ans en cyclisme puis triathlon, le pensionnaire de l’Aviron est tombé gravement malade en 2015. Il est venu parler pour donner espoir aux autres, en particulier aux sportifs.

Cycliste de 2000 à 2010 (passé par le Guidon Bayonnais et l’Entente Sud Gascogne), il a notamment remporté le Tour international de Madrid ainsi que d’autres courses chez les amateurs. En plus des études, il parvenait à cumuler près de 20 000 kilomètres par an. Il y a sept ans, il s’est tourné vers le triathlon. Avec succès. En 2012, il a terminé à la troisième place des mondiaux amateurs (longue distance) à Vitoria. Deux ans plus tard, il s’est imposé dans la catégorie des 25-29 ans de l’Ironman de Nice (9h18). Grâce à ce succès, il a pu se qualifier pour la mythique épreuve d’Hawaii.

Aviron Bayonnnais Handball Benoit Kuentz
Crédit photo : Aviron Bayonnais Triathlon.

Mais la maladie a fini par le rattraper. Très fatigué, il apprend en octobre 2015 qu’il est touché par un cancer rare des muscles lisses : un sarcome. Avec l’équipe médicale de madame Larregin, il découvre « une deuxième famille ainsi qu’une coach. » Ses traitements sont lourds. Après avoir encaissé six chimios de 80 heures, espacées tous les 15 jours (« un jour de chimio = trois Ironman »), il doit également endurer une opération de huit heures mais également une quarantaine de séances de radiothérapie sur deux mois. Cette année de combat a été réduite en seulement quatre petites lignes sur son PowerPoint. « Ç’a été un an de vie pourri », rappelle tout de même son docteur. Pour son bien-être mental, Benoit Kuentz continuait malgré tout de nager. Il se rendait même à la radiothérapie à vélo…

Pour marquer la fin des traitements et du protocole, en août 2016, il s’est imposé un défi : la traversée de la baie de Saint-Jean-de-Luz. Désormais, il attend, avec sa femme Cindy, un bébé en cette fin d’année. Ce compétiteur dans l’âme espère renouer avec la compétition en 2018. Plus que jamais, Benoit Kuentz a démontré que le sport pouvait être un « outil contre le cancer. »

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